Radiothérapie


Cela fait maintenant 3 semaines que la radiothérapie a commencé. Au total 30 séances sont prévues pour une dose totale de rayons de 60 Gray (GY) à raisons de 2 GY à chaque irradiation. 

Cela n’a rien à voir avec la chimiothérapie et les effets secondaires sont également très différents mais tout aussi désagréables. Les séances ont lieu chaque jour (sauf week-end et jours fériés) ce qui est une contrainte quotidienne car il faut se rendre tous les jours au Centre Léon Bérard et du coup être très disponible. Il faut que je prévois 2 heures de temps en comptant le trajet aller, l’attente, le traitement et le retour. Une fois par semaine j’ai une consultation avec la radiothérapeute pour faire le point sur la gestion des effets secondaires.

Depuis le début la tomothérapie a provoqué une inflammation de la tumeur qui du coup a relancé de plus belle ma péricardite. J’ai régulièrement des crises de douleurs aïgues liées à cette inflammation. La seule façon d’y faire face sont les corticoïdes en doses supplémentaires. Ces crises sont impressionnantes et surviennent sans prévenir. Cette inflammation provoque également d’autres types de douleurs diverses (maux de tête, douleurs musculaires, osseuses…).

Par ailleurs, j’ai un début d’oesophagite (brûlures au niveau de l’oesophage et de l’estomac lors notamment des repas). Du coup je dois adapter mon alimentation (supprimer épices, limiter les produits acides...). 

L’un des autres effets que je ne pensais pas aussi important est la fatigue. Certaines journées je suis totalement crevé et il n’y a rien à faire à part me reposer. C’est une forme de fatigue écrasante et incontrôlable.

Une séance de radiothérapie est assez rapide, environ une vingtaine de minute. On vous installe sous un appareil qui ressemble beaucoup à un scanner. Dans un premier temps une imagerie est faite afin de bien cibler la tumeur et pour que les opérateurs s’assurent que tout va bien. Dans un second temps a lieu la délivrance de la dose de rayons. A ce moment la cela a un côté assez angoissant. En effet on entend tout autour de soi les crépitements de la machine et à ce moment on sait qu’elle est en train de vous « griller ». C’est assez perturbant… Pour ma part durant toute la session je ferme les yeux et je me détend voir je fais une mini sieste en pensant à autre chose comme ça tout va plus vite.

La radiothérapie devrait durer jusqu’à mi-décembre. Ensuite je passerai un scanner et je revois le Dr Ray Coquard le 12 décembre pour faire le point et envisager la suite…

© Pierre-François TRIBOULIN 2015