Première cure de chimie GEMZAR/DETICEN et grosse aplasie


Ce lundi 7 décembre j’avais rendez-vous à 8h au service d’hospitalisation ambulatoire du Centre Léon Bérard pour ma première cure de chimiothérapie à base de GEMZAR/DETICEN. Pour commencer, mauvaise surprise, on m’annonce que les perfusions dureront 6h. Etant donné qu’il faut un certain temps pour que les chimios soient prêtes (toujours préparées à la commande pour chaque patient le jour même) j’ai alors compris que j’allais y passer la journée. J’avais l’habitude que le gemzar seul dure une demie heure…

La semaine s’est passée normalement bien que je sois très fatigué. Vendredi 11 Décembre j’ai été pris de violents spasmes, vomissements et malaises. Ma femme (je salue une nouvelle fois son courage, sa force et l’importance qu’elle a pour moi) a pris les devants et tout organisé avec l’appui de l’entourage, notamment mon médecin généraliste dont je suis proche afin que je sois hospitalisé. Le soir même ma mère et son conjoint m’ont transporté d’urgence et je me suis retrouvé en chambre au Centre Léon Bérard. Ca a été l’horreur tout le week-end. J’étais plié en deux par les spasmes et les douleurs. Lorsque je suis arrivé, d’office on m’a mis un cathéter dans le bras et on ma fait des hémocultures ainsi qu’un bilan sanguin sur cette voie auxiliaire et sur ma voie centrale (PAC) afin de détecter une quelconque infection. Dans la foulée on m’a branché en perfusion avec des antibiotiques à titre préventif pour prévenir toute infection. 

Résultat : aplasie et globules rouges insuffisants. Le lendemain j’ai donc été transfusé et on m’a perfusé les antibiotiques appropriés ainsi que des stimulants (granocytes que j’avais déjà commencer à la maison pour limiter les risques d’apalsie) pour remonter mes globules blancs et sortir d’aplasie. Par ailleurs j’ai commencé à être pris de violentes quintes de toux ce qui n’a pas arrangé les choses.

Grâce aux traitements je suis doucement sorti d’aplasie mais très affaibli. Il a néanmoins été considéré que je pouvais rentrer chez moi bien que très fatigué ce mardi 15 décembre. Ma femme toujours présente pour moi est venue me chercher. Très secoué par cet épisode, la prochaine cure de chimio qui devait se faire le lundi 21 a donc été reportée au lundi 28 le temps que je récupère un peu et me laisser un peu de repos. Cela me permettra aussi de passer les fêtes plus tranquillement.

Lors de mon "séjour" à l’hôpital les assistants du professeur Ray-Coquard sont passés me voir. Ils m’ont indiqué qu’on arriverait pas à me guérir de la maladie mais qu’on essayait de la ralentir voir avec un peu de chance de la stabiliser avec cette nouvelle chimio toxique. Du fait de mon état général très faible, les doses vont être re-adaptées pour que je puisse mieux tolérer ce protocole. Ceci dit il m’a égalament été indiqué de faire attention au quotidien à toute forme d’infections, bactéries, virus…. En effet du fait de mon état général très dégradé, une complication pourrait facilement arriver et m’être fatale…

 

© Pierre-François TRIBOULIN 2015