Evolution

Complications


Décidément ce début d’année est compliqué. En effet ma cure de Gemzar/Taxotère du lundi 26 janvier s’est mal achevée. A la fin de ma perfusion de Taxotère j’ai fais un malaise de type allergique me créant des problèmes de respiration. Après différents examens j’ai pu rentrer chez moi mais bien plus tard que prévu. 

Durant la semaine qui a suivi, les effets secondaires liés à la chimio se sont progressivement déclarés jusqu’au samedi 31 ou ils sont devenus intenses au point de devoir aller aux urgences. Le Centre Léon Bérard ne disposant pas de service d’urgences le week-end, j’ai été dirigé vers les urgences de l’hôpital Jean Mermoz. Je rends d’ailleurs hommage à ma femme qui a très bien géré la situation étant donné l’état de mal être dans lequel je me trouvais et m’a permis d’être pris en charge rapidement. 

Dans la nuit qui a suivi mon arrivée aux urgences de Mermoz, il a été décidé de me transférer au Centre Léon Bérard pour être hospitalisé étant donné mon état de santé. J’étais en effet en état de grosse aplasie, problèmes respiratoires, plaquettes basses et surtout fièvre ce qui est très ennuyeux dans le cas d’une situation d’aplasie. 

La situation a continué de se dégrader toute la semaine jusqu’à des problèmes importants de respiration qui ont permis de conclure après de multiples analyses et examens que j’avais une pneumopathie grave. J’ai rapidement été mis sous traitement à base d’antibiotiques "costauds". Depuis je remonte la pente avec difficultés. Cette nouvelle épreuve est épuisante et il va me falloir un moment pour bien récupérer.

En même temps que mon hospitalisation j’avais rendez-vous avec ma cancéro pour faire le point après le scanner du 6 février. Cet épisode de pneumopathie lui a fait redéfinir les priorités : me soigner et envisager la suite une fois que ça ira mieux.

Par ailleurs, il a été procédé au retrait de mon PAC fissuré, opération que je redoutais. L’opération s’est bien passée malgré beaucoup de stress. Il faut reconnaitre les grandes compétences du Centre Léon Bérard très à l’écoute des patients. En attendant la pose d’un nouveau PAC, on m’a posé un PIC pour éviter de trop m’abimer les veines par les perfusions, prises de sang….

Séjourner à l’hôpital n’est pas ce qu’il y a de plus facile. D’autant plus que j'y passe mon anniversaire… . Cependant les équipes qui me prennent en charge sont adorables, compétentes, professionnelles et à l’écoute. De plus la nourriture est très correct au CLB et le wifi mis gratuitement à la disposition du patient. Je rends une fois de plus hommage à l’excellence du CLB, ses équipes et en particulier à ma cancérologue, le Professeur RAY-COQUARD qui met tout en oeuvre pour me sortir de là. J’ai beaucoup de chance de pouvoir être pris en charge dans cet hôpital de pointe. C’est un atout de plus face à cette saloperie de cancer.

© Pierre-François TRIBOULIN 2015